
La crise énergétique met en évidence les vulnérabilités structurelles de l’Union européenne (UE) : accélérer les investissements dans les énergies et technologies propres est essentiel pour garantir la prospérité économique, l’indépendance énergétique et le pouvoir d’achat des ménages.
Voici les principaux résultats d’une étude de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) sur les investissements climat en Europe :
« Prix des énergies fossiles
Face à la flambée des prix des énergies fossiles, accélérer les investissements dans la transition bas-carbone est devenu un impératif pour réduire la dépendance de l’UE aux énergies fossiles importées, renforcer sa base industrielle et protéger les citoyens des futurs chocs énergétiques.
Stagnation des investissements climatiques
Après une forte hausse en 2022 en réponse à la crise énergétique, les investissements climat ont depuis stagné, reflétant un manque général de planification à long terme. Seuls les investissements dans le transport routier bas-carbone ont augmenté.
Des investissements toujours insuffisants
Les investissements climat ont atteint 534 milliards d’euros en 2025, couvrant seulement 61% des besoins annuels pour atteindre les objectifs 2030 de l’UE.
Des progrès inégaux selon les secteurs
Le solaire, le stockage par batteries, les bornes de recharge et la fabrication de cleantechs sont en bonne voie pour atteindre leurs objectifs 2030, mais l’éolien, les réseaux électriques et la rénovation des bâtiments restent sous-financés.
Des stratégies long-terme d’investissement sont nécessaires
Pour atteindre les objectifs 2030 et 2040, l’UE et ses États Membres doivent aller au-delà d’une logique d’investissements dictée par les crises et s’engager dans des stratégies d’investissement de long terme offrant des signaux clairs et stables aux investisseurs, entreprises et citoyens.»
Mots-clefs : climat, investissements
